18 octobre à Boulogne/Mer : soutien contre le délit de solidarité

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, un exilés éthiopien meurt des suites d’un coup de couteau reçu lors d’une bagarre dans le bidonville. Comme les associations et collectifs de soutien aux exilé-e-s ont décidé de le faire le lendemain de la nouvelle de chaque décès à la frontière, un rassemblement a lieu le 27 juillet devant le parc Richelieu.

Cette fois, le rassemblement est interdit au nom de l’état d’urgence, comme toutes les manifestations à Calais qui remettent en question la politique migratoire du gouvernement. Même lorsqu’il s’agit de rendre hommage à un mort.

Une participante à ce rassemblement est arrêtée. Elle passera en procès mardi 18 octobre au tribunal de Boulogne/Mer.

Vous pouvez la soutenir en étant présent-e mardi 18 octobre à 8h30 au tribunal de grande instance, place de la Résistance à Boulogne/Mer.

http://ift.tt/2dFUcrf

Les choses ne s’arrêtent pas là. Elle signale aux policiers qui l’arrêtent qu’elle a un opinel dans son sac. Ça devient un motif supplémentaire de poursuite, comme arme par intention.

Le lendemain de son arrestation, un article non signé du journal Nord Littoral titre sur « une institutrice interpellée avec un couteau » et glose sur l’enseignante d’ultragauche participant armée à un rassemblement interdit. Le ou la journaliste anonyme n’a pu être informé-e de l’arrestation et de la garde-à-vue que par des policiers indélicats.

La fachosphère locale s’empare du fait divers et se lance à la recherche de « l’institutrice au couteau », son nom, son école, pour obtenir son renvoi de l’éducation nationale.

Étudiant son dossier pour préparer sa défense, elle y découvre sa fiche S, ces fiches concernant les personnes recherchées pour atteinte à la sûreté de l’État. Concrètement, elle est syndicaliste, impliquée dans le soutien aux exilé-e-s, membre du Parti Communiste Français. On ne sait pas laquelle est une atteinte à la sûreté de l’État, ni qui d’entre nous peut avoir une fiche S.

Selon la ministre de l’éducation nationale, être fiché-e S vaut suspension immédiate et procédure disciplinaire pour obtenir l’exclusion définitive.

Une sénatrice et un sénateur communiste ont interpellé le ministre de l’intérieur sur le situation. Le ministre n’a pas répondu, être communiste, être syndicaliste ou être solidaire avec les exilé-e-s, ce qui valait exclusion de l’éducation nationale.

Votre soutien est donc essentiel.

 

Bolchevik

 

Lo vi en Passeurs d’hospitalités http://ift.tt/2ebITHM

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